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De l’indécence d’une boulette de riz (Arancino)

Une recette de street food sicilienne

Lorsque je voyage, je ne demande que ça, être chamboulée, chamboulée par les bruits, les odeurs, les couleurs, la chaleur et ce que j’aime par dessus tout c’est faire exploser mes papilles. L’Inde, j’ai adoré pour ça, à l’aéroport tu prends un taxi et là tu te vois doublé par un éléphant incroyablement maquillé de couleurs flamboyantes, ou encore ces bougainvilliers qui dans le chaos de la ville ponctuent allègrement le décor et surtout, il y a la nourriture dans la rue. Odeurs de cardamome, de cannelle, de feuilles de bananier, on croise des marchands ambulants à tous les coins de rue, proposant des samosas, des pakoras, des omelettes, du maïs grillé, avec les pires et les meilleurs surprises.

Cette idée de nourriture nomade, qui vient à toi, tu manges vite mais bon (et ça a longtemps été incompatible), tel est le dessein de cette vague de food trucks insufflée par New York dans les années 2000. Pour faire face à la crise, les aspirants restaurateurs ont trouvé une réponse économique dans l’investissement d’un restaurant sur roues qui se pose là où l’homme pressé veut se sustenter.
Plaisir donc de manger authentique à ciel ouvert. Mon premier souvenir de nourriture nomade est marqué par l’arancino, en Sicile, on l’achète al bar (bistrot-traiteur) à toute heure, pour combler un petit creux ou à l’heure du déjeuner. C’est une boule de riz frite de la taille de la paume de la main farcie à la viande et à la sauce tomate. J’en suis folle.
Et ma mère les fait divinement bien les arancini, chez moi je n’en fait pas parce que je n’ai pas de friteuse ! (la belle excuse)

 

Arancini1

ARANCINI DE MA MERE

Recette pour une dizaine de boulettes :
– un reste de riz blanc de la veille environ 400 gr (celui qui colle bien, Uncle Ben’s abstient toi)
– un reste de sauce bolognaise dans laquelle tu ajouteras des petits-pois frais ou surgelés
– de la chapelure
– de la farine
– un peu d’eau

– Dans le creux de la main, déposer une couche de riz de 1 cm environ et garnir d’une cuillère à soupe de sauce bolognaise aux petits-pois.
– Dans l’autre main, déposer à nouveau la même quantité de riz, joindre les mains afin de bien souder les 2 parties et former une boule bien ronde.
– Dans une coupelle, mélanger 2-3 cuill. à s. de farine à 2-3 cuill. à s. d’eau, juste suffisamment pour dissoudre la farine.
– Badigeonner légèrement la boule de riz de ce mélange eau-farine puis la rouler dans la chapelure.
– Disposer dans un plat de service les arancini et renouveler jusqu’à épuisement des ingrédients.
– Déposer délicatement les boulettes dans une huile de tournesol bien chaude.
– Les arancini sont prêts lorsqu’ils sont bien dorés.

Attendre un peu avant de se ruer dessus, c’est brûlant.
Arancini + salade verte = terrible

©textes et photos©Virginie Cipolla

Cette entrée a été publiée dans : Recettes

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Je suis graphiste et auteur. J'ai créé NOURRITURES, le journal de délectation. La nourriture, c'est un sujet universel et assez fédérateur. Je crois qu'on a tous une histoire personnelle liée à la nourriture. Dans mon journal, en posant la question de la nourriture, j'aborde les notions de transmission, d’échange culturel et social, de fraternité, de partage.

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