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Artichaut barigoule

Si j’ose acheter, exceptionnellement, des poivrons en hiver, jamais je ne chercherais des artichauts hors saison. Ce légume m’évoque le printemps, les premières chaleurs, le renouveau de la nature et j’aime l’oublier en décembre pour le désirer à nouveau les beaux jours revenus. J’aime ce légume non seulement pour ses qualités gustatives et nutritionnelles (il est un excellent antioxydant) mais aussi pour sa forme et son esthétique.

MARIE ROSE

  TON PETIT DEJ ? Un jus d’orange bio ou à la pomme trouble, un fruit et des tartines au beurre. LE PLAT DE TON ENFANCE ? LE COCOW, des feuilles de manioc coupées finement avec de la viande de bœuf, de la pâte d’arachide, de la semoule ou du chikwangue (pain de manioc). TON PRODUIT INDISPENSABLE ? LE KUBOR ET LES ECHALOTES. LE PLAT QUE TU AIMES CUISINER ? LA CHOUCHOUKA. TON RESTO PREFERE ? THE OLD MAN & THE SEA, A TEL AVIV, pour leur poisson pêché sur place, le houmous et les falafels.   Merci Marie Rose. photo et texte ©nourritures.lejournal

YVETTE

TON PETIT DEJ ? DES CEREALES SPECIAL K LE PLAT DE TON ENFANCE ? LE GOUNDJA, c’est un plat centrafricain, à base de feuilles de manioc, de viande ou de poisson, de pâte d’arachide, un plat assez pimenté. TON PRODUIT INDISPENSABLE ? L’AIL LE PLAT QUE TU AIMES CUISINER ? UN BON POULET AU FOUR TON RESTO PREFERE ? LE MUSTAFA KEBAB, A BERLIN Merci Yvette.

TON PETIT DEJ ? DU GRANOLA AUX FRUITS ROUGES, CHARLES VIGNON, AVEC DU LAIT. LE PLAT DE TON ENFANCE ? LES PETITS POIS CAROTTES DE MON PAPA. C’EST LUI QUI S’OCCUPAIT DE MA SŒUR ET MOI LE MERCREDI ET C’EST LE SEUL PLAT QU’IL SAVAIT CUISINER ! TU ES ADDICT A QUOI ? LE POIVRON. QUAND JE SUIS SEULE, A LA MAISON, JE ME FAIS DES PÂTES AU PHILADELPHIA ET AU POIVRON, SAUTE A LA POÊLE AVEC UN PEU DE BEURRE OU D’HUILE D’OLIVE. TU AIMES QUOI A LA CANTINE ? LES POMMES. TON RESTO PREFERE ? SUSHI ECLAIR A CLICHY-LA-GARENNE POUR LES SUSHIS AU SAUMON.   Merci Helena Texte et photo ©Nourritures-lejournal

Clarisse et sa recette du potimarron au four, une recette simple et familliale

Potimarron fondant

Le potimarron, on va finir par le détester à force de le voir sur les étals. Il a néanmoins le mérite de cuire vite, avec sa peau, en purée, rôti, dans les gâteaux, il se conserve assez longtemps au frigo, bref, difficile de s’en passer. *Clarisse adore préserver la saveur même des ingrédients, le potimarron, en l’occurrence, elle le cuisine très simplement, sans trop le modifier mais en le magnifiant. Ingrédients pour 4-6 personnes : – 1 potimarron bio – 8 gousses d’ail – fleur de sel – huile d’olive – 300 g de quinoa – une poignée de noisettes – 1 fromage de chèvre frais – Préchauffer le four à 200°C. – Couper le potimarron en tranches. – Les étaler sur une plaque à four, en parsemant de fleur de sel et d’huile d’olive. – Rajouter les gousses d’ail dégermées. –  Enfourner assez longtemps, environ 30 min, le potimarron doit être fondant. – Cuire le quinoa. – Dans un plat creux, déposer le quinoa, les tranches de potimarron rôti. –  Emietter le fromage de …

Diptyque, Claire apparait de dos.

Claire

Pourquoi suis-je si pressée ? A l’évidence, parce que je suis mortelle. Alors forcément, ça me donne envie de tout faire, tout voir, tout écouter, tout expérimenter. Sauf que, je réalise qu’une seule vie ne suffirait pas, et ça, ça me donne le vertige. Alors de temps en temps, j’appuie sur l’accélérateur, pour être sûre, de ne pas en perdre une miette. Christophe André, le psy qui t’apprend à vivre un peu plus heureux, dira que ce sentiment s’appelle « l’accélérite, une sorte d’inflammation de notre sentiment de manquer de temps. » Au fond, c’est légitime, naturel, même. Ce qui l’est moins, en revanche, c’est que, cette frénésie acheteuse est stimulée par la société de consommation, dans laquelle nous vivons, proposant pléthore de bonheurs matériels dans un but purement lucratif. Alors, lorsqu’une jeune marque, revendique une éthique « slow », je veux savoir si entreprendre vertueusement est possible.

Clarisse

Une vieille histoire entre Clarisse et moi. Une mission dans une agence de pub de quelques jours, qui a durée quelques mois, et la rencontre de Clarisse. Une fille décontractée, à la joie de vivre innée qui a grandit non loin de Paris mais suffisamment pour se sentir « une fille de la campagne ». Son enfance est rythmée par les balades dans la nature, la cueillette de fruits ou encore la préparation, entre sœurs, de plats simples pourvu que ce soit « maison ». Chez Clarisse se dégage un joyeux mix’n’match de green attitude, de textiles en wax, d’objets chinés le tout sans hiérarchie. Et pour elle, consommer responsable c’est comme apprendre à dire « merci », une base dans la vie qu’elle transmettra naturellement à son petit garçon.  

Alison, assise, dans son salon

Alison

On me demande souvent si je suis végétarienne parce que, par exemple, au resto je ne choisis jamais de viande. Je réponds alors que « non je ne suis pas végétarienne en l’occurrence parce que je mange du poisson » et que si je mange de la viande je veux savoir un minimum d’où elle vient. Chez les amis ou la famille, c’est toujours un peu délicat de demander la traçabilité de ce gigot d’agneau cuit au four à basse température pendant des heures, qui a été arrosé régulièrement pour ne pas sécher et parsemé de fleur de sel et de thym. Si je respecte la condition des animaux, j’aime aussi faire plaisir et partager. Opportuniste ? non flexitarienne, c’est un peu barbare comme terme mais puisqu’il faut rentrer dans une case… Et avec les enfants, comment faut-il s’y prendre ? Comment conjuguer plaisir et bien fait pour la santé ? Ne pas les priver pour ne pas générer de la frustration et en même temps, ne pas tout leur autoriser parce que nourrir c’est aimer et …

Jeanne

C’était une rentrée quasi caniculaire. On était pas très nombreux dans la classe mais la maîtresse paraissait intimidée par notre présence. Jeanne était assise sur le même banc que moi. Je l’ai tout de suite remarquée parce qu’elle portait un chemisier que je possédais dans ma garde-robe. La directrice a fait une petite intervention pour rappeler le règlement, on s’est regardé avec Jeanne, en signe de solidarité sans doute. Cette rentrée en grande section avait une valeur tout à fait particulière puisque c’était celle de nos filles respectives.

collage photo autour de la nourriture

Scones

Le petit déjeuner est un moment crucial pour moi que j’apprécie en solitaire. Plutôt du genre monomaniaque, je ne varie jamais en semaine et la journée peut s’annoncer très mauvaise si elle ne commence pas par un jus de citron suivi d’une banane coupée en rondelles avec un mix de graines, des dattes et du chocolat noir.